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Baromètre de l’expertise du numérique : “Être freelance, c’est un métier à part entière en plus de son expertise”

Baromètre de l’expertise du numérique : “Être freelance, c’est un métier à part entière en plus de son expertise”

DE NOUVELLES CONDITIONS DE TRAVAIL RYTHMÉES PAR LES SOFT SKILLS

« Expert technique, bon chic bon genre et excellent orateur »

Quand on pense au travailleur indépendant, on a encore bien souvent en tête l’image stéréotypée de l’expert isolé devant son PC à longueur de journée et de weekend. Bien que 40% des freelances préfèrent travailler de chez eux, ils sont actifs dans des réseaux professionnels et fréquentent régulièrement les espaces de coworking ou les bureaux de leurs clients. Mais être freelance, c’est finalement un métier à part entière en plus de son expertise qui requiert de la fibre commerciale, une gestion administrative rigoureuse ainsi qu’un certain sens du relationnel et de la communication.

Aujourd’hui, un freelance doit pour pouvoir trouver des missions, soigner son relationnel avec ses clients, échanger, participer à des événements ou encore travailler avec d’autres freelances. Le réseau est d’ailleurs le premier moyen cité par les freelances pour trouver des clients. Pour être visible et trouver des missions, la plupart sont présents sur les réseaux sociaux et communiquent sur leur site internet. 35% des freelances sondés ne décrochent pas certaines missions, selon eux, par manque de fibre commerciale. 18% pensent qu’ils ne trouvent pas de contrats car ils ne savent pas mettre en avant leur expertise.

Ce qu’on appelle dans le métier le syndrome de l’imposteur, le fait de ne pas se considérer assez expert pour pouvoir se débrouiller tout seul. Jonathan Path, freelance en numérique depuis plusieurs années, accompagne les freelances dans leur activité avec des formations pour booster leur croissance. Il souligne l’importance de ce bagage de soft skills de négociation commerciale, d’organisation et de stratégie marketing pour avoir un business plan cohérent et devenir un excellent consultant. « Ce qui manque le plus aux freelances, c’est souvent juste de la confiance en eux pour pouvoir cartonner dans leur activité ».

Le freelance est donc jugé à la fois sur ses hard skills (expertises techniques) et ses soft skills (comportement) et sera de nature profondément humain et ouvert au travail collaboratif.

LA FORMATION DE COLLECTIFS D’INDÉPENDANTS

« Je veux être libre, autonome mais travailler en équipe »

Autre chiffre fort qui vient soutenir cette idée de réseau d’experts : la formation de plus en plus fréquente de collectifs d’indépendants. 41% des freelances interrogés préfèrent travailler en collectif avec d’autres freelances. Les freelances entreprenaient seuls jusqu’à présent mais ils ont maintenant tendance à s’allier régulièrement pour trouver plus de missions et avoir plus de largeur d’épaule. Certains ne travaillent même qu’en collectif. Ils prospectent ensemble et se partagent les missions en fonction de l’expertise demandée. Pour qu’un collectif fonctionne, les indépendants doivent avoir des compétences complémentaires et établir quelques règles. D’autres freelances préfèrent également travailler en équipe mais en collaboration avec des salariés.

Bien souvent, la formation de ces équipes mixtes se fait directement chez le client. Elles représentent le concept d’entreprise étendue – une idée de partage des compétences et de construction d’un projet commun entre ressources internes et externes à l’entreprise – un peu oubliée qui revient à la mode à l’heure où les RH doivent jongler entre les nouveaux statuts et revendications des professionnels et les projets d’innovation des entreprises.

 

DES PLATEFORMES FREELANCES À LA POST UBERISATION DES EXPERTISES

« Du coup je me suis fait uberisé ? »

Pour surfer sur ce besoin communautaire de l’écosystème freelance, mais aussi sur la structuration de ce marché en pleine croissance, les plateformes freelances se sont multipliées ces dernières années.

Elles viennent empiéter sur le modèle traditionnel des ESN qui peinent à attirer les freelances du numérique. 20% des freelances trouvent des missions via des ESN mais seulement 1% des répondants préfèrent travailler avec celles-ci, lassés par le modèle des commissions sans valeurs ajoutées ou les tarifs tirés vers le bas. 15% des indépendants refusent de passer par toute forme d’intermédiaire.

Mais la plupart des freelances ne sont pas fermés à l’utilisation de ces services d’intermédiation. 83% acceptent d’être contactés par des intermédiaires et 46% des sondés ont trouvé des missions grâce à des plateformes en ligne de mise en relation entre clients et indépendants. Certaines plateformes, à commencer par notre plateforme XXE, proposent d’ailleurs des services sans commission pour les freelances pour développer leur activité sans intermédiaire. On passe alors à un modèle de post uberisation des expertises où c’est la qualité des compétences des freelances qui prime et non leur TJM (Taux Journalier Moyen).

Extrait de notre Baromètre de l'expertise du numérique 2019 que vous pouvez retrouver en intégralité ici !

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